abordages

(sin título)

Barcelona, el teatro de la colina. El aire de verano y los actores recitando fuera, en la lomada. Pido prestado ese techo de hojas y un sicomoro. Aquellos tantos símbolos de nuestra trama. Eramos. Desde donde se mueven la mano y el ojo. La rigidez no nos atrapa. El pasaje en que con gusto nos perdimos y por el que aún transitamos.

 
 

Le temps des confusions

Dans le numéro de février 2015 du magazine Causette il y a un article, « Je te survivrai », qui relate une immersion chez des « survivalistes ». Il se termine par un encart « Pour aller plus loin ». Le premier ouvrage cité est « Survivre à l’effondrement économique », de Piero San Giorgio. Ce type est une crapule d’extrême droite, lié au nauséabond marécage de Soral & Co. Causette déclare dans son édito vouloir lutter « contre les injustices et les extrémismes ». Mais outre le fait que le journaliste ne prend presque pas de recul vis-à-vis de ces délires millénaristes, personne à la rédaction n’a réagi en voyant la photo de deux flingues pour illustrer l’article ? Personne ne connaissait ce taré d’extrême (...)

 
 

Basel

Les tramways roulent sur leurs soupirs, Les roues d’acier filent sur les rails d’acier, Comme s’ils pleuraient leur séparation. Ou riaient de leurs caresses, on ne sait. Sur les fils où boivent les tramways, Des pigeons et des corbeaux. Tout le reste est silencieux. Seuls quelques immeubles sont colorés. Les corbeaux croassent et se chamaillent. Les pigeons, posés sur des centaines de volts, S’aiment et gonflent d’envie. La nuit va prendre Bâle.

 
 

L’élégance et la crasse

Janvier 2015, Europe. L’élégance et la crasse. Le 28 janvier comparaissait au tribunal de Turin l’écrivain Erri De Luca pour avoir déclaré : « Je suis convaincu que la Ligne à Grande Vitesse Lyon-Turin est un projet inutile... Il ne s’agit pas d’une décision politique, mais d’une décision prise par les banques et par ceux qui veulent réaliser des profits aux dépens de la vie et de la santé d’une vallée entière. La politique a simplement et servilement donné son aval... Maintenant toute la vallée est militarisée, l’armée occupe les chantiers et les habitants doivent présenter leurs cartes d’identité s’ils veulent aller travailler dans leurs vignes ». Puis, à la question : « donc sabotage et (...)

 
 

Roses d’hiver

Au jour du soleil bas, Au bref sommet de l’hiver, Des roses blanches ont fleuri. Dans un petit jardin, au solstice, Elles ont décidé de voir le jour et tenter parfum. Sous les petits crocs du froid. Croire qu’elle viennent au monde, Ou croire qu’elles nous accueillent. Désir précoce, né d’une tiédeur imprévue. L’harmonie tranquille suinte le silence et le rien, La quiétude est stérile. Sont-elles une nouvelle forme de B. Traven ? La vie et les désirs sont dans le désordre. Sont-elles fantômes de la Weiße Rose ? Dans les chaotiques possibles. Hiver trop chaud, bizarre, Mais ces roses l’aiment. Mes espoirs blancs, que beaucoup méconnaissent, Beauté qui souffle. C’était quelques jours ago, Heimat et (...)

 
 

Je suis Charlie et j’emmerde toutes les religions

Honte aux humains. Aucune bête, aucun monstre des abysses, aucune araignée mortelle ne tue comme les barbares viennent de le faire à Charlie Hebdo. Aucun combattant ayant une once d’honneur n’abat des dessinateurs, des journalistes, de simples travailleurs ou clients d’une épicerie. Rien, jamais, ne peut le justifier. Ni avec des kalachnikovs, ni avec des drones, ni avec rien. Depuis des années, la ligne éditoriale de Charlie et ses positions de gauche capitulée, nous avaient éloignés. Mais ses dessins mordants continuaient à me faire rire, et son joyeux anti-cléricalisme me plaisait toujours. Depuis hier, ma peine et immense pour leur mort, et ma tendresse va à leurs proches, à leurs familles, à (...)

 
 

Recyclage de critique

Je me disais bien qu’il manquait quelque chose. Aux pathétiques et nauséabonds succès de Trierweiler et Zemmour s’ajoute maintenant les petits flops flops de Houellebecq. La lecture de ce billet et quelques autres choses entendues me conforte dans l’idée de ne pas consacrer de temps à son « Soumission ». Alors je recycle une vieille petite critique, publiée en juin 2003. Avec le temps, il est devenu un peu plus crétin. Apparemment, son style ne s’est pas amélioré. Et plus de dix ans de crasse politique ont passé. Alors je veux bien croire Bourmeau : « son dernier roman est dangereux, participant comme beaucoup de choses, petites et grandes, toujours laides, à rendre, par exemple, la vie en France un (...)

 
 

Et si le temps n’existait pas ?

J’ai parlé il y a peu du documentaire « Nostalgie de la lumière », de Patricio Guzmán. Il se trouve qu’après l’avoir vu, le lendemain exactement, je suis allé avec ma compagne au Palais de la découverte, chercher un peu d’étoiles et de science. En sortant, dans la petite librairie, je suis tombé sur un livre au titre un peu tape-à-l’œil – « Et si le temps n’existait pas ? » – ; mais en feuilletant quelques pages, je me suis laissé convaincre de l’acheter. Commencé à travers la caméra de Guzmán, astronomes et femmes de disparus dans le désert d’Atacama, le voyage allait continuer au cœur du temps et de l’espace... « Je pense que la curiosité et la soif de changement de la jeunesse, présentes à chaque génération, (...)

 
 

0 | ... | 16 | 24 | 32 | 40 | 48 | 56 | 64 | 72 | 80 | ... | 88

Creative Commons - BY - NC - ND

Tous les textes, images et sons de abordages sont publiés selon les termes de la licence Creative Commons - Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification - 3.0 | Initial caps created by briarpress.org, under CC licence.