abordages

templada ligereza que me ofrece el tiempo

Hoy poso una presencia como un barquito de papel en el río de mis fantasías de ojos suaves la dejo partir templada ligereza que me ofrece el tiempo

 
 

Carta a M


 
 

Mare nostrum

Le bateau franchissait les vagues les unes après les autres, laissant sur l’eau un long sillage d’écume. Assis à la poupe, Georges tenait la barre du moteur d’une main ferme. Il se retournait souvent pour observer la traînée blanche, une longue veine ouverte, que la mer semblait peiner à refermer. Cette trace était la seule preuve qu’ils faisaient route vers quelque part. Tout autour n’était que la mer. Au loin, quand le bateau montait sur une vague un peu plus haute que les autres, Georges apercevait l’horizon. Une mince ligne qui séparait la mer d’un immense ciel bleu. Pas une terre en vue, pas un navire, de l’eau, du ciel, une ligne qui les sépare, le soleil, et quelques humains, rien d’autre. (...)

 
 

Collages

Testa di donna - Leo S. Ross - collage sur toile - 20x20 - novembre 2012. Cambiamento du paradigma - Leo S. Ross - collage sur toile - 20x20 - décembre 2012. Remord - Leo S. Ross - collage sur toile - 20x20 - décembre 2012.

 
 

Vivante absence, un court-métrage


 
 

L’atelier

Le vieux me tire vers l’entrée de l’atelier. Elle fait face au Riachuelo, petit fleuve noirâtre et endormi qui limite La Boca, quartier par lequel Buenos Aires se souvient de la mer. L’atelier, comme toutes les autres constructions de ce quartier prolétaire, est surélevé de plusieurs marches, pour rester au sec lors des crues du fleuve. Il est en dur, loin des tôles colorées de Caminito et de ses alentours, pourtant à deux pas. En dur, mais périssable : des fissures de toutes tailles montent aux murs comme des lézards pétrifiés qui semblent n’attendre que mon départ pour reprendre leur course d’écartement. Dès le seuil, l’atelier exhale des effluves de graisse, de cambouis aigre et de métal vrillé, (...)

 
 

Dolor de los niños de la injusticia

Agujero Cubro con llanto cubro con cuerpo enfermo de rabia de inequidad de desamor de Insanidad Agujero Sola frente al agujero que absorve Sola El agujero antesala de muerte Utero que me dio muerte que me apagó Me quemó Ya está ¿quién me salva de lo imposible ? Ruge rabia ruge Ahogo Ahogo Aire Ahogo Aire Utopía de castigo y extinción de todas las atrocidades que se inflingen a los indefensos a puertas cerradas

 
 

La fin d’un voleur de sueur

Les grands hommes ne ressemblent à rien Il est arrivé par la mer un soir d’hiver Vif et trapu, il portait une veste en lin Son regard froissé me jaugea, dur et amer Je ne pouvais lever les yeux de sa main droite Il tenait un sabre, longue épine sans rose Je pensai : il faut payer. Ma langue était moite Il avait un visage de commerçant morose Moi, j’en avais le métier, marchand de labeur Cet homme devait avoir été ma ressource Ma richesse, je l’avais volée à sa sueur J’entendis ses doigts blanchir en serrant le sabre Il dit : tant qu’il y aura des couilles en or Y’aura des lames en acier. J’étais (...)

 
 

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