abordages

La Uruguaya

Este libro me generó un sentimiento parecido al que tengo hacia un buen amigo. Es un hombre fuerte que me lleva unos años, y que parece bien parado en la vida. Pero le falta crecer. Eso pensé durante muchas páginas de “La Uruguaya”. Lucas, el protagonista, es insoportable. Más de cuarenta, medio dandy, como flotando. Mairal lo caracteriza de manera muy divertida pero a mí no me bastaba. “Le falta algo” le contesté a mi esposa – ella me recomendó el libro – cuando me preguntó lo que me parecía. Era como leer un libro adolescente. Nada más normal que el protagonista vea a su hijo como un “enano borracho” : un adulto lo ve como un niño, él no podía. Yo había prometido que iba a terminar el libro… pero (...)

 
 

Hirondelles

Regardant voler des hirondelles, virer droite, claquer gauche, vives, joie, chasse, vite, tant que fuit le vent, piquer en bas, saute en haut, demi-tour, j’ai pensé que rien n’égale cette beauté. Puis je me suis souvenu de l’invisible : sauf peut-être le vol des chauves-souris, noires sur le ciel noir.

 
 

De l’espoir en sommeil

L’espoir est un sommeil, une torpeur qui nous éloigne de l’action – coups de poing, coups de cœur, inventions, poésie, construction de bâtiments, et cetera. – et donc nous éloigne de la vie*. L’espoir nait de la rudesse des choses, quand l’être humain peine à modifier l’inertie de son environnement et se résigne, attend ou s’en remet avec confiance à des causes extérieures, parfois déterministes, parfois aléatoires, pour lui dessiner un avenir favorable (en espagnol « esperar » – issu de la même racine latine – signifie aussi « attendre » : les mots cousins utilisés par d’autres peuples éclairent souvent l’inconscient d’une langue). Il espère. Comme un endormissement, c’est un lâcher-prise qui le livre à ses (...)

 
 

Vote antifasciste et abstention

(ou comment je vais mettre mon vote dans un état similaire à une superposition d’états quantiques) Le Pen et sa clique sont des néofascistes, des ennemis. Qui en doute ou le nie l’est aussi. Ils s’épanouissent dans la misère morale et matérielle, et lorsque le pouvoir en place reprend leurs sordides raisonnements. Mais pour les empêcher d’accéder au pouvoir, aujourd’hui, il faudrait voter pour un jeune bankster, médiocre mais chanceux porte-flingue des grandes puissances financières qui ont déployé toute leur puissance médiatique pour le hisser au second tour de l’élection présidentielle. Ce type et ses proches vont essayer, pendant cinq ans, d’ubériser les Français tout en travaillant à « libérer » la (...)

 
 

Présidentielle 2017

Le bal présidentiel va bientôt s’achever. Le spectacle, cette fois, fut mémorable. Que d’action ! Et pourtant, ce n’était pas gagné, parce que souvenez-vous : ce bal est celui des impotents. Tournez, politiques, raidissez-vous d’autorité républicaine, faites ce que vous voulez, vous n’êtes plus les maîtres. Ceux de l’économie vous ont bouffés. Mais dans cette caverne où s’agitent les ombres-candidats qui veulent toucher aux dorures de l’Élysée, un spectre se démarque : Mélenchon. Il m’importe moins que ceux qui y croient, ces Français avec qui j’aime vivre. Je ne suis pas de ces râleurs qui ne cessent de couiner que lorsque tout est à leur goût, qui ne seront heureux que lorsqu’ils seront crevés. Au-delà des (...)

 
 

Élection présidentielle 2017 : lettre à mes amis hors de France

Presidential Election 2017 : letter to my friends outside France On 23 April and 7 May 2017 the French people will vote to elect a new President of the Republic. Some of you have told me their concerns to see Marine Le Pen so high in the polls. You are right. The far right will reach a high score. France is afraid. She age badly, she does not invent, she is like a little animal frightened by the rain. A proportion of the French population takes refuge in the right vote, the fear of foreigners, the feeling of insecurity. Here, several important things need to be said. First, the “normalization” of Le Pen (daughter) and the radicalization of the "classical" right, have as a consequence (...)

 
 

Acerca de « Las cosas que perdimos en el fuego »

Estos cuentos percuten. Su narración de lo íntimo, de lo que se esconde, de manera carnal, animalesca y desnuda de abalorios, me conquistó, me habita. "El chico sucio" me habita ; fui testigo a la par de la autora (de mi misma generación) de la decadencia del barrio de Constitución, conocí bien esas calles y puedo decir con la legitimidad de quien creció por ese barrio, que hay que ser justa y talentosa como ella para infiltrar las problemáticas sociales, la miseria, la corrupción de menores, la droga, la prostitución, la zona liberada donde se está expuesto a cualquier cosa, la evocación de los olores, de las cuadras con su arquitectura cadavérica, como si el texto cobrara vida en un rosario de (...)

 
 

Bad Girl

l y a quelques semaines, en partant après avoir passé quelques jours chez nous, une amie nous demande si nous avons vu son livre, « Bad girl » de Nancy Huston. Nous cherchons un peu, regardons sous le chat, sur la bibliothèque, dans le panier de linge sale, dans la corbeille à fruits. Impossible de le retrouver… il apparaitra bien, nous te le rendrons ; d’accord, c’était bien de vous voir ; oui, reviens vite, bon retour, au revoir ; à bientôt… Le lendemain, en passant l’aspirateur, je trouve le livre sous le canapé (d’une certaine façon, il était donc bien sous le chat). Je le pose sur la bibliothèque, bien en évidence, histoire de nous souvenir de le rendre à notre amie. Deux semaines plus tard, je dois (...)

 
 

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